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30 octobre 2007

Attention, ça va cogner dur…

Voilà, on passe à la vitesse supérieure.  Avec une Hillary Clinton survolant la campagne du haut de ses 47% d’intentions de vote au niveau national, la plupart des éditorialistes s’inquiétaient du manque de « cogne » d’Edwards et d’Obama.

Depuis quelques jours, le ton a changé…

Barack Obama appelle la candidate à parler « aussi » des choses qui dérangent.  Notamment, en faisant allusion au flou lié au financement de son plan de sécurité sociale pour tous.

Edwards, lui, a carrément sorti l’artillerie lourde.   Récemment, il qualifiait Hillary Clinton de « Corporate Democrat », qu’on pourrait traduire en Démocrate d’entreprise.  Moquant ainsi la proximité des Clinton avec le monde de l’entreprise.  Et hier, il faisait monter la tension d’un cran en dénonçant la corruption des lobbyistes et de l’élite politique de Washington.  Mettant dans le même sac les Bush et Clinton, dont les deux familles règnent en alternance depuis 20 ans sur les Etats-Unis.

En jeu : le titre de « vrai » candidat du changement.   C’est de bonne guerre.  Et vu l’évolution des sondages, Edwards et Obama n’ont, de toute façon, rien à perdre.

27 octobre 2007

Un ancien obèse à la Maison Blanche?

Ancien gouverneur d’Arkansas, il n’a ni la fortune de Mitt Romney, ni la popularité de Rudy Giuliani et ni le passé héroïque de John Mac Cain.  Pourtant il est devenu « le » challenger de la course à l’investiture républicaine. Arrêtons nous quelques instants sur le cas de Mike Huckabee.

Il revient un peu dans l’actualité après le retrait de Sam Brownback. Tous deux sont très proches en termes de positionnement politique et beaucoup pensent que Huckabee profitera du report des voix.

A plusieurs reprises, je vous ai parlé du Blues de la droite religieuse et de sa tentation de pousser un candidat indépendant lors du duel Démocrate/Républicain.  Huckabee et Brownback étaient considérés comme les deux candidats les plus proches de cette tendance du parti.  Depuis quelques temps, le sujet est devenu le centre des débats républicains : qui est le « plus » authentique conservateur ?  Brownback parti, Huckabee semble maintenant le seul à pouvoir surfer sur cette vague.  Inutile de vous dire qu’il est farouche opposant à l’avortement et au mariage gay.  C’est un minimum…

Huckabee est, au niveau personnel, un cocktail détonnant : bassiste d’un groupe de rock et pasteur baptiste, il était sorti de l’ombre en faisant régime lorsqu’il était gouverneur de l’Arkansas.   Tentant de sensibiliser sa population à l’obésité grandissante de sa population, il avait lui-même mouillé sa chemise en suivant un régime qui lui avait fait perdre 50 kilos.

Son problème ?  Vous l’aurez deviné si vous consultez régulièrement ce blog.  L’argent, bien sûr.  Il est très loin des autres candidats.  Et si pas de moyens, pas de pub, pas de staff de campagne en Iowa,…bref cela va être très difficile.  Mais pas impossible…

23 octobre 2007

Un coup de coeur...

Un petit coup de cœur de la blogosphère : le blog iPol, constitué au début de l’année 2007 par des professionnels des médias (Paris Première,Canal+,…), vient de créer un blog en français sur l’élection américaine.  Chaque semaine, une vidéo.  Pour l’instant, ils passent en revue les candidats et abordent des sujets liés aux médias.  C’est frais, c’est to-the-point, c‘est techniquement impeccable… et tout bonnement génial.

21 octobre 2007

Hillary menace l’Iran

Hillary continue à bander ses muscles.  Dans sa ligne de mire cette fois : l’Iran.  Clinton a la position la plus dure du coté démocrate sur l’Iran.  Envisageant toutes les options possibles.  Prête à donner certaines compensations à l’Iran si ce dernier rentre dans le rang, elle pose néanmoins des conditions qui ne sont pas loin de celles, maximales, émises par l’actuelle administration. 

Dans le même temps, elle est la seule de son camp à avoir voté la résolution du Congrès classant les Gardiens de la Révolution (troupes d’élite du régime iranien) parmi les groupes terroristes. 

Elle rejoint ainsi les positions dures des candidats républicains, Mac Cain et Giuliani en tête.  Pour eux, les Etats-Unis doivent envisager une réponse militaire au refus de l’Iran de stopper son programme nucléaire.

Les américains en redemandent, les iraniens sont prévenus.

20 octobre 2007

Un candidat de moins chez les républicains

Ils étaient neuf, ils sont désormais huit.  Sam Brownback, sénateur de l’Arkansas, vient de jeter l’éponge.  En cause, selon lui: le manque de soutien et le manque de moyen.  Ces derniers temps, les sondages lui donnaient un peu plus d’un pourcent des voix.  Opposant passionné au droit à l’avortement et au mariage gay, il était très proche de la droite religieuse.

Un calendrier en pleine ébullition

Un petit mot sur le feuilleton du calendrier des primaires.  Dans mon billet du 30 septembre, je vous parlais de l’importance disproportionnée qu’avaient acquise les Etats dans lesquels se dérouleront les premières primaires.

Du côté des Républicains, cette importance est renforcée car aucun candidat ne se détache vraiment.  Certains Etats, jaloux de leurs voisins, ont décidé en dernière minute d’avancer la date du scrutin.  La Floride a déjà avancé ses primaires au mois de janvier en lieu et place de Mars.

La réaction ne s’est pas faite attendre, l’Iowa a décidé d’avancer les siennes, en tous cas du côté républicain, au 3 janvier.  Confortant ainsi sa place de premier Etat dans le calendrier des primaires.

Cette tendance à vouloir être le plus tôt avait déjà eu comme conséquence de concentrer une bonne partie des Etats lors de la journée du 5 février.  Le fameux New Super Tuesday.

A ce compte là, il est probable qu’en 2012, on voit cette tendance se renforcer… pour avoir les Primaires un an avant l’élection.  Ce qui signifierait que les américains seraient en campagne de manière continue :  plus d’un an et demi de campagne présidentielle et les élections législatives à mi-mandat.  Les publicitaires se frottent déjà les mains…

17 octobre 2007

Le Blues de la droite religieuse (II)

Les jeux sont de plus en plus ouverts du côté Républicain.  A un peu plus de deux mois des premières primaires, aucun candidat n’a pris l’ascendant (comme l’a fait Clinton chez les Démocrates).  Que du contraire. 

Même si Mitt Romney continue à mener dans les sondages de l’Iowa et du New-Hampshire, son avance s’effrite.   Dernier sondage en date : le New Hampshire qui montre que Romney perd 7 points (26%), une stabilisation de Giuliani à 20%.  MacCain bondit, quant à lui, de 6 points à 17% et Fred Thompson s’écrase à 10%. 

Plus les jeux sont serrés, plus la droite religieuse est convoitée.  Mitt Romney s’est beaucoup dépensé pour se rapprocher de l’aile conservatrice du parti.  Mais la droite religieuse doute de ce mormon et de cet ex-gouverneur d’un Etat traditionnellement libéral, le Massachusetts.    

Mc Cain a rappelé dernièrement deux faits : Romney a voté Démocrate aux primaires de la présidentielle de 1992 et a fait un don substantiel à un candidat démocrate au congrès. 

Pauvre droite religieuse qui s’apprête donc à choisir entre un Mormon, ancien libéral, et un libéral new-yorkais.  Sans compter que ce dernier n’a pas la vie privée qui pourrait séduire cette tranche du parti.  Selon un sondage, seuls 20% des électeurs Républicains connaissent la vie privée de Giuliani.  Gageons que ses opposants auront pour objectif d’augmenter ce score.  En tous cas, les prochaines semaines s’annoncent très chaudes du côté républicain…

16 octobre 2007

L’environnement ?

A côté des sujets préférés de la campagne que sont l’Irak, la Sécurité Sociale, la Sécurité Nationale et les impôts, il reste un tout petit peu de place pour le sujet à la mode en Europe : l’environnement.

Du côté Démocrate, John Edwards semble le plus en pointe dans ce domaine.  Ce weekend, il a reçu le soutien de l’association Friends of the Earth. 

Cette association, riche de 100 000 membres, a voulu mettre en évidence le leadership de John Edwards en matière d’environnement.  Son plan environnemental propose de réduire de 80% les émissions de CO2 d’ici 2050 et de faire pression pour un nouveau traité international de réduction des gaz à effet de serre.  Autre mesure sensible : il s’opposera à toute construction de nouvelles centrales nucléaires. 

Reste à savoir si ce sujet aura un impact sur le choix des électeurs.  Le prix Nobel d’Al Gore est prometteur.  Encore faut-il transformer l’essai.

14 octobre 2007

Faiseur de Roi ou Vice-Roi?

Voilà, c’est fait.  Comme beaucoup le pressentaient, Al Gore a reçu le Prix Nobel de la Paix.  Cela relance bien évidemment les spéculations sur son rôle dans la campagne 2008. 

Ses partisans, au premier rang desquels on retrouve Draft Gore, s’en réjouissent.  L’association a récolté 177 000 signatures qui appellent sa candidature.  Elle a même fait paraître une publicité dans le New York Times appelant l’ex-Vice-Président à se porter candidat.

Evidemment, la candidature d’Al Gore aurait de nombreux avantages : son expérience de la Vice-Présidence, sa capacité à mener campagne, son statut d’homme blanc (eh oui, ça compte encore au pays de l’Oncle Sam),…

MAIS.  Pourra-t-il récolter 80 millions de dollars?  Pourra-t-il refaire son retard sur Hillary Clinton qui est pointée à 39% des intentions de vote dans le camp démocrate?  Pourra-t-il constituer des équipes dans chaque Etat pour remporter les Primaires?  Peut-on remporter une élection aux Etats-Unis avec comme fonds de commerce le long terme et la planète?  Vous voulez mon avis:  Non. 

Par contre, il pourrait devenir, à défaut d’être Roi lui-même, faiseur de Roi (en apportant son soutien à un candidat) ou Vice-Roi (un ticket Clinton-Gore… nostalgie quand tu nous tiens).  En tout cas, les courtisans sont déjà au travail…

10 octobre 2007

Le débat à neuf

Hier soir, les candidats républicains se sont affrontés sur les plateaux de CNBC dans un débat consacré au socio-économique.  C’était une première pour l’ex-Sénateur Fred Thompson.  Et on ne peut pas dire qu’il ait brillé.  Apparaissant nerveux et mal à l’aise.  Romney et Giuliani lui ont en tout cas volé la vedette en s’affrontant sur le mode « Je suis celui qui a le plus baissé les impôts dans ma ville (New York pour Giuliani) ou mon Etat (Massachusetts) ».  En ligne de mire aussi : Hillary Clinton.  Décrite par les candidats comme la Reine de la dépense et de l’augmentation des impôts. 

A part quelques différences, les neuf candidats ont répété en cœur qu’ils étaient pour une réduction des dépenses, une sécurité sociale privée, moins d’intervention dans l’économie et plus de libre-échange.  Je vous invite à jeter un coup d’œil sur les quelques extraits que la chaîne a posté sur son site. Et de le comparer au débat démocrate auquel je faisais allusion dans mon billet du 24 septembre.

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