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12 décembre 2007

Musculation autour de l’immigration

Aujourd’hui, nous sommes à
22 jours des Caucus en Iowa
27 jours des primaires au New Hampshire
55 jours du Super Tuesday

Du côté républicain, et jusqu’à présent, le concours de beauté se faisait sur deux scènes: (1) je suis celui qui incarne le plus les valeurs chrétiennes et (2) je suis celui qui dépense le moins et qui réduit le plus les impôts. Giuliani et Romney se partageaient les premières marches du podium.

Depuis, rassemblant les tenants de la droite religieuse, Mike Huckabee s’est hissé à  la première place en Iowa et second au niveau national.  Je vous en ai déjà abondamment parlé.

Dès lors, il est devenu pour ses adversaires l’homme à abattre.  Pour l’abattre, il fallait absolument changer ces deux thèmes qui lui faisait la part trop belle.

Romney a trouvé la parade: l’attaquer sur l’immigration et son pauvre bilan quand il était gouverneur.  De plus, il fait d’une pierre deux coups: ce thème lui permet d’égratigner au passage son ami Giuliani. Romney reproche essentiellement à ses adversaires leur laxisme face aux illégaux. 

Les réactions ne se sont pas faites attendre.  Giuliani a déniché quelque part que Romney avait engagé des illégaux dans ses affaires immobilières et Huckabee nous a sorti un plan contre l’immigration on ne peut plus musclé (expulsions, mur de protection à la frontière mexicaine,..).  Et cerise sur le gâteau, il a reçu le soutien du fondateur du groupe de citoyens qui avaient pris l’initiative de patrouiller le long de la frontière mexicaine.

Du côté démocrate, à part la petite déprime de la campagne d’Hillary, pas grand-chose à signaler.

09 décembre 2007

Mike Huckabee, homophobe?

Mike Huckabee continue son ascension.  Voici qu’il passe second dans les sondages nationaux pour l‘investiture républicaine.  Avec 18% des intentions de vote, il est juste derrière Giuliani qui consolide son score de 26%.

Malheureusement, il continue à manquer de moyens financiers pour transformer ce sondage en élection.  Avec un budget de plus ou moins 600 000 dollars, il est loin des Romney et Giuliani qui possèdent 16 millions chacun.

Néanmoins, son ascension fait peur et attire les attaques.  Dernière en date, le petit rappel que vient de faire la version en ligne d’USA Today.  Jugez plutôt.

En 1992, Mike Huckabee était candidat au siège de sénateur en Arkansas.  Parmi les 229 questions envoyées par Associated Press, celle relative à la lutte contre le SIDA.

Ses solutions: isoler les séropositifs et réduire les fonds fédéraux destinés à la recherche contre le SIDA.  Il en profitait pour inviter Hollywood, si prompt à demander des fonds pour la recherche, à ouvrir leurs cassettes personnelles.  De manière générale, il indiquait que l’homosexualité pouvait représenter un risque pour la santé publique.

A méditer.

03 décembre 2007

Huckabee en tête en Iowa

Selon un sondage paru dimanche, Mike Huckabee passe en tête des intentions de votes pour la primaire républicaine en Iowa.  A 29%, il devance Mitt Romney 24% et Giuliani 13%.  En octobre, il était pointé à 12%.

Et cela a déjà trois conséquences:

  • Giuliani focalise ses critiques sur les propositions fiscales d’Huckabee et non plus sur celles de Romney;
  • Ce dernier donnera des gages que sa religion, il est mormon, n’interfèrera pas dans ses décisions et que ses convictions sont proches de celles de la droite religieuse.  En effet, les chrétiens, qu‘ils soient protestants ou catholiques, considèrent les mormons comme sectaires;
  • Le public afflue dans les meeting du candidat Huckabee.

En tout état de cause, Huckabee semble coaliser les militants de la droite religieuse et cela constitue un risque réel pour Romney.

01 décembre 2007

Romney est-il une girouette?

A un peu plus d’un mois du caucus en Iowa, la campagne est montée d’un cran dans les tours.  Pour la première fois, une publicité ne vante pas les mérites d’un candidat mais tente de démontrer que Romney (Rép.) est une girouette sur l’avortement.  Pour, puis contre, puis de nouveau pour et enfin contre. 

La pub est financée par un groupe républicain pro-choice (favorabole à l’avortement).

Voir la pub.

23 novembre 2007

Le bond d'Huckabee

Je reviens quelques instants sur le cas de Mike Huckabee que j’avais abordé dans mon billet du 7 novembre 2007. Je vous disais qu’il était pointé à 12% dans la course républicaine en Iowa. Il vient de faire un bond et est maintenant pointé à 24% dans un sondage Washington Post/ABC. Impressionnant. Il est second; à deux points de Mitt Romney.

Ses efforts pour séduire la droite religieuse semblent porter leurs fruits. Reste à savoir si cette tendance se confirmera dans d’autres Etats. En tout cas, cette ascension exceptionnelle lui offre une couverture médiatique plus que bienvenue.

Pendant ce temps là, Hillary Clinton a opté pour un changement de stratégie. Depuis quelques semaines, poussée par des sondages élogieux, elle avait opté pour un statut de candidate au dessus de la mêlée. Les attaques répétées de ces rivaux démocrate et des sondages favorables à Obama en Iowa l’obligent à changer son fusil d’épaule. Elle s’attaque maintenant frontalement à ces adversaires en décrivant, par exemple, Barak Obama comme trop inexpérimenté.

Autre information, le New Hampshire a enfin tranché: il organisera ses primaires le 8 janvier 2008. Soit 5 jours après le caucus en Iowa.

10 novembre 2007

Un ami encombrant

Je vous parlais il y a peu du point qu’avait marqué Giuliani en gagnant le soutien de Pat Robertson de la Christian Coalition.

Aujourd’hui, il se passerait bien de certains de ses amis : l’ancien commissaire du fameux NYPD (New York Police Department), nommé par l’ancien maire Giuliani, vient d’être inculpé pour corruption.  Pire : le candidat à l’investiture républicaine avait mouillé sa chemise pour que son protégé (et ancien chauffeur) devienne le Secrétaire d’Etat à la Sécurité Intérieure (sorte de ministère de l’Intérieur) de Georges Bush.

Croyez-moi, ça va faire des ravages dans la campagne de Giuliani qui, faute de pouvoir se présenter comme un bon chrétien, avait construit sa campagne sur sa réputation de bon gestionnaire.  Mais avec ce nouveau rebondissement, cela va se compliquer.

08 novembre 2007

Giuliani marque un point…

Comme je vous le disais dans mon billet du 17 octobre, la droite religieuse, même divisée et déboussolée, fera l’élection du candidat républicain.  Et Giuliani l’a compris.  Lui qu’on dit si éloigné de cette partie du Parti Républicain.

Il vient pourtant de marquer un point en recevant l’appui (l’ « endorsement ») de Pat Robertson.  Le fondateur de la fameuse « Christian Coalition ».  Cette coalition rassemble des fondamentalistes chrétiens (protestants et catholiques).  Elle revendique plus ou moins  1 million de membre aux Etats-Unis.  Pat Robertson a été lui-même candidat à l’élection présidentielle de 1988.  Il est maintenant Télé-évangéliste.

Dans sa conférence de presse, Robertson a « oublié » de souligner les points de divergence avec son nouvel ami Rudy.  Ils ne sont ni d’accord sur le mariage gay, ni sur l’avortement.

07 novembre 2007

La droite religieuse a-t-elle trouvé son sauveur?

Huckabee prend son envol.  Depuis le retrait de Sam Brownback, Huckabee décolle dans les sondages.  En Iowa, il est pointé bon troisième à 12%, juste 1% derrière Giuliani.  Dans le même sondage en été, il était pointé à 2%.  Son objectif, à présent, est de profiter de son statut de challenger pour récolter un maximum de fonds pour financer sa campagne. 

Il capitalise sur son statut de challenger de la droite religieuse.  Depuis quelques jours, on le voit faire le tour des églises du Texas pour solliciter les voix des électeurs mais avant tout pour solliciter des dons.

Simple frémissement ou début d’un retournement ?  A suivre…

06 novembre 2007

Demain, on rase gratuit…

Giuliani a décidé de prendre le taureau par les cornes.  Menant toujours dans les sondages nationaux, il risque d’égratigner son image de leader incontesté en perdant les deux premières étapes du long chemin qui mène à la Maison Blanche.  En Iowa et dans New Hamppshire, il est devancé par Mitt Romney

Il doit absolument remporter ces deux étapes, sinon il partira avec un handicap.  Dès lors, il a décidé d’investir dans des spots TV, du mailing et des pubs radio dans ces deux Etats.  Ce qui signifie que 1) il veut gagner ces deux Etats (sinon, il dépenserait son argent ailleurs) et que 2) ceux-ci sont importants pour lui.

Depuis quelques jours, la course du côté républicain, ressemble de plus en plus à un duel Giuliani-Romney.  Le terrain de jeu : qui propose le plus de réductions fiscales ?

D’un côté Giuliani vient avec ses résultats dans ce domaine lorsqu’il était Maire de Big Apple. 

De l’autre, les propositions de Romney et un postulat de départ : « Il n’est pas juste que vous payiez des impôts quand vous gagnez de l’argent, quand vous épargnez et quand vous mourez. » .  Par exemple : il propose de ramener les impôts sur les dividendes, les intérêts et les plus-values à … zéro.  Et ce pour les familles gagnant moins de 140 000 EUR par an.  Il propose aussi de supprimer les droits de successions.  Rien de moins.  Et tout cela sera financé par la croissance économique (sur ce point il est optimiste) et par un maintien de la croissance des dépenses 1% sous le taux d’inflation.

03 novembre 2007

Mais qui c’est, celui là ?

Si je vous dis Ron Paul, vous me répondez ?  Rien ou à peu près…  Comme la plupart des américains, d’ailleurs.  Dans mon billet du 27 octobre, je vous parlais du challenger de la course à l’investiture républicaine qu’était Mike Huckabee.

Aujourd’hui, permettez-moi de vous dire un mot sur un illustre inconnu : Ron Paul.  Ron est un petit monsieur de 72 ans.  Député du Texas, il est issu d’un petit parti : le Libertarian Party.  Ces chevaux de bataille : un retrait immédiat d’Irak (ça coûte trop cher, selon lui), une gestion très stricte des dépenses du gouvernement (le moins possible d’Etat possible, d’ailleurs) et une liberté totale pour les citoyens.

Illustre inconnu qui l’est de moins en moins.  A l’étonnement général, il s’est illustré en récoltant des fonds records lors du troisième trimestre.  Atteignant des niveaux dignes d’un grand candidat.  Il a pour lui un message original dans la course républicaine et une armée de militants qui y croit dur comme fer.  Ces fonds, il en a déjà fait bon usage en lançant des pubs TV dans le New Hampshire et l’Iowa.

Deuxième signe que Ron est le candidat qui monte : il était l’invité de Jay Leno, le fameux (en audience et en notoriété) talk-show de NBC.  Passage obligé des grands candidats.

Encore un signe que l’investiture républicaine est très ouverte.  Et que tout est possible… enfin, presque.

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