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09 décembre 2007

Mike Huckabee, homophobe?

Mike Huckabee continue son ascension.  Voici qu’il passe second dans les sondages nationaux pour l‘investiture républicaine.  Avec 18% des intentions de vote, il est juste derrière Giuliani qui consolide son score de 26%.

Malheureusement, il continue à manquer de moyens financiers pour transformer ce sondage en élection.  Avec un budget de plus ou moins 600 000 dollars, il est loin des Romney et Giuliani qui possèdent 16 millions chacun.

Néanmoins, son ascension fait peur et attire les attaques.  Dernière en date, le petit rappel que vient de faire la version en ligne d’USA Today.  Jugez plutôt.

En 1992, Mike Huckabee était candidat au siège de sénateur en Arkansas.  Parmi les 229 questions envoyées par Associated Press, celle relative à la lutte contre le SIDA.

Ses solutions: isoler les séropositifs et réduire les fonds fédéraux destinés à la recherche contre le SIDA.  Il en profitait pour inviter Hollywood, si prompt à demander des fonds pour la recherche, à ouvrir leurs cassettes personnelles.  De manière générale, il indiquait que l’homosexualité pouvait représenter un risque pour la santé publique.

A méditer.

20 octobre 2007

Un candidat de moins chez les républicains

Ils étaient neuf, ils sont désormais huit.  Sam Brownback, sénateur de l’Arkansas, vient de jeter l’éponge.  En cause, selon lui: le manque de soutien et le manque de moyen.  Ces derniers temps, les sondages lui donnaient un peu plus d’un pourcent des voix.  Opposant passionné au droit à l’avortement et au mariage gay, il était très proche de la droite religieuse.

04 octobre 2007

Le Blues de la droite religieuse

Dans mon billet du 14 septembre, je vous parlais de ce Républicain un peu trop libéral qu’est Rudy Giuliani.  S’il devait remporter les primaires de son camp, le risque est grand que sa nomination puisse susciter l’émergence d’un candidat indépendant.  Type Ross Perrot en 1992 et 1996.

Certains commencent, en tout cas, à y penser.  Des groupes de pression proches des Conservateurs Chrétiens évoquent de plus en plus cette possibilité si le parti Républicain venait à désigner un candidat pro avortement.

Ce serait un véritable suicide politique pour la droite.  Et un véritable tapis rouge pour la ou le candidat démocrate…

A ce stade, on peut considérer ce genre de menaces comme étant de la gesticulation.  Mais surtout une preuve que la droite religieuse (dont le poids est estimé à 30% dans le parti) ne se retrouve pas vraiment dans le profil des autres candidats du parti de Georges Bush.  Fred Thompson qui a représenté un temps un espoir a quelque peu déçu.  Par exemple, sa position sur le mariage homosexuel semble s’adoucir.  Préférant renoncer à l’amendement constitutionnel bannissant ce type de mariage, il propose un système protégeant les Etats qui l‘interdisent. Sans plus.  A suivre!

14 septembre 2007

Saint-Rudy du 11 septembre

Imaginez un monde sans attaques du 11 septembre !

Pas d’invasion d’Afghanistan, pas de bourbier irakien, peut être pas de second mandat pour Bush (Kerry Président ?), pas de longues queues au contrôle des aéroports… et peut-être pas de Giuliani favori des sondages…

Dans mon post du 6 septembre, je vous parlais de l’entrée remarquée de Fred Thompson qui profitait d’un appel d’air à la droite du parti républicain.

Rudy Giuliani est l’antithèse de la révolution néo conservatrice.  C’est un libéral divorcé à trois reprises.  Attention (je m’adresse ici à mes lecteurs de Belgique et de France), aux Etats-Unis, la notion de libéral est l’équivalent de la conception de gauche (libertés au niveau des mœurs, interventionnisme au niveau socio-économique). Et essentiellement sur trois points particuliers : il est pour le droit à l’avortement, les droits des homosexuels et le contrôle des armes…  En plus, il vient de New York… imaginez ce que cela peut donner dans l’Amérique profonde. 

Et pourtant, le 11 septembre est aussi passé par là… Rudy Giuliani a su mettre en avant son argument : la lutte qu’il entend mener contre le terrorisme… à l’image du combat qu’il a mené contre l’insécurité dans Big Apple (on a l’habitude de mettre à son crédit la politique de tolérance zéro). 

Ses positions en politique étrangère correspondent à un durcissement de la politique étrangère de Georges Bush.  De l’Iran à Cuba, en passant par un renforcement du rôle de l’Otan dans la lutte contre le terrorisme.

Mais il a su aussi surfer sur l’image qui reste dans tous les esprits : celui d’un homme présent dès les premières minutes suivant les attentats, alors que Georges Bush Junior se terrait quelque part, on ne sait où.  Dans tous ses discours, il mentionne, à grands coups d’anecdotes parfois morbides, cette damnée journée…   

Les sympathisants républicains connaissent-ils vraiment l’homme qu’ils plébiscitent ? Pourra-t-il tenir un an ? J’en doute.  En tous cas, l’évolution des intentions de vote de Giuliani sera un bon thermomètre.  S’il se maintient, on pourra en conclure que l’argument « Sécurité Nationale » est le thème qui fera l’élection…