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23 novembre 2007

Le bond d'Huckabee

Je reviens quelques instants sur le cas de Mike Huckabee que j’avais abordé dans mon billet du 7 novembre 2007. Je vous disais qu’il était pointé à 12% dans la course républicaine en Iowa. Il vient de faire un bond et est maintenant pointé à 24% dans un sondage Washington Post/ABC. Impressionnant. Il est second; à deux points de Mitt Romney.

Ses efforts pour séduire la droite religieuse semblent porter leurs fruits. Reste à savoir si cette tendance se confirmera dans d’autres Etats. En tout cas, cette ascension exceptionnelle lui offre une couverture médiatique plus que bienvenue.

Pendant ce temps là, Hillary Clinton a opté pour un changement de stratégie. Depuis quelques semaines, poussée par des sondages élogieux, elle avait opté pour un statut de candidate au dessus de la mêlée. Les attaques répétées de ces rivaux démocrate et des sondages favorables à Obama en Iowa l’obligent à changer son fusil d’épaule. Elle s’attaque maintenant frontalement à ces adversaires en décrivant, par exemple, Barak Obama comme trop inexpérimenté.

Autre information, le New Hampshire a enfin tranché: il organisera ses primaires le 8 janvier 2008. Soit 5 jours après le caucus en Iowa.

19 novembre 2007

Le calme avant la tempête

Pour tout vous dire, peu m’inspire dans la campagne actuellement.  Il semble que les candidats soient entrés dans un certain ronronnement.  Les candidats démocrates et républicains attendent patiemment le dénouement et travaillent le porte-à-porte en Iowa et en New Hampshire.

Pas de changement dans les sondages, Clinton est toujours en tête au niveau national du côté démocrate et Giuliani pour les républicains.  Edwards est le plus offensif du côté démocrate.  Giuliani gère les derniers scandales de son ami, ex-chef de la police de New York.  Bref, business as usual…

Tout semble indiquer que nous sommes dans une période d’entre deux où ceux qui sont en tête parlent le moins possible.  Histoire d’éviter « la » gaffe.  Ceux qui sont derrière perçoivent de plus en plus le besoin de garder une certaine proximité avec un potentiel vainqueur.  Quand l’investiture sera réglée, il faudra se nommer un candidat Vice-Président et si, par bonheur le candidat est élu, il y aura des places à prendre.  Bref un bel exercice d’équilibriste pour les suivants.

10 novembre 2007

Un ami encombrant

Je vous parlais il y a peu du point qu’avait marqué Giuliani en gagnant le soutien de Pat Robertson de la Christian Coalition.

Aujourd’hui, il se passerait bien de certains de ses amis : l’ancien commissaire du fameux NYPD (New York Police Department), nommé par l’ancien maire Giuliani, vient d’être inculpé pour corruption.  Pire : le candidat à l’investiture républicaine avait mouillé sa chemise pour que son protégé (et ancien chauffeur) devienne le Secrétaire d’Etat à la Sécurité Intérieure (sorte de ministère de l’Intérieur) de Georges Bush.

Croyez-moi, ça va faire des ravages dans la campagne de Giuliani qui, faute de pouvoir se présenter comme un bon chrétien, avait construit sa campagne sur sa réputation de bon gestionnaire.  Mais avec ce nouveau rebondissement, cela va se compliquer.

08 novembre 2007

Giuliani marque un point…

Comme je vous le disais dans mon billet du 17 octobre, la droite religieuse, même divisée et déboussolée, fera l’élection du candidat républicain.  Et Giuliani l’a compris.  Lui qu’on dit si éloigné de cette partie du Parti Républicain.

Il vient pourtant de marquer un point en recevant l’appui (l’ « endorsement ») de Pat Robertson.  Le fondateur de la fameuse « Christian Coalition ».  Cette coalition rassemble des fondamentalistes chrétiens (protestants et catholiques).  Elle revendique plus ou moins  1 million de membre aux Etats-Unis.  Pat Robertson a été lui-même candidat à l’élection présidentielle de 1988.  Il est maintenant Télé-évangéliste.

Dans sa conférence de presse, Robertson a « oublié » de souligner les points de divergence avec son nouvel ami Rudy.  Ils ne sont ni d’accord sur le mariage gay, ni sur l’avortement.

07 novembre 2007

La droite religieuse a-t-elle trouvé son sauveur?

Huckabee prend son envol.  Depuis le retrait de Sam Brownback, Huckabee décolle dans les sondages.  En Iowa, il est pointé bon troisième à 12%, juste 1% derrière Giuliani.  Dans le même sondage en été, il était pointé à 2%.  Son objectif, à présent, est de profiter de son statut de challenger pour récolter un maximum de fonds pour financer sa campagne. 

Il capitalise sur son statut de challenger de la droite religieuse.  Depuis quelques jours, on le voit faire le tour des églises du Texas pour solliciter les voix des électeurs mais avant tout pour solliciter des dons.

Simple frémissement ou début d’un retournement ?  A suivre…

06 novembre 2007

Demain, on rase gratuit…

Giuliani a décidé de prendre le taureau par les cornes.  Menant toujours dans les sondages nationaux, il risque d’égratigner son image de leader incontesté en perdant les deux premières étapes du long chemin qui mène à la Maison Blanche.  En Iowa et dans New Hamppshire, il est devancé par Mitt Romney

Il doit absolument remporter ces deux étapes, sinon il partira avec un handicap.  Dès lors, il a décidé d’investir dans des spots TV, du mailing et des pubs radio dans ces deux Etats.  Ce qui signifie que 1) il veut gagner ces deux Etats (sinon, il dépenserait son argent ailleurs) et que 2) ceux-ci sont importants pour lui.

Depuis quelques jours, la course du côté républicain, ressemble de plus en plus à un duel Giuliani-Romney.  Le terrain de jeu : qui propose le plus de réductions fiscales ?

D’un côté Giuliani vient avec ses résultats dans ce domaine lorsqu’il était Maire de Big Apple. 

De l’autre, les propositions de Romney et un postulat de départ : « Il n’est pas juste que vous payiez des impôts quand vous gagnez de l’argent, quand vous épargnez et quand vous mourez. » .  Par exemple : il propose de ramener les impôts sur les dividendes, les intérêts et les plus-values à … zéro.  Et ce pour les familles gagnant moins de 140 000 EUR par an.  Il propose aussi de supprimer les droits de successions.  Rien de moins.  Et tout cela sera financé par la croissance économique (sur ce point il est optimiste) et par un maintien de la croissance des dépenses 1% sous le taux d’inflation.

03 novembre 2007

Mais qui c’est, celui là ?

Si je vous dis Ron Paul, vous me répondez ?  Rien ou à peu près…  Comme la plupart des américains, d’ailleurs.  Dans mon billet du 27 octobre, je vous parlais du challenger de la course à l’investiture républicaine qu’était Mike Huckabee.

Aujourd’hui, permettez-moi de vous dire un mot sur un illustre inconnu : Ron Paul.  Ron est un petit monsieur de 72 ans.  Député du Texas, il est issu d’un petit parti : le Libertarian Party.  Ces chevaux de bataille : un retrait immédiat d’Irak (ça coûte trop cher, selon lui), une gestion très stricte des dépenses du gouvernement (le moins possible d’Etat possible, d’ailleurs) et une liberté totale pour les citoyens.

Illustre inconnu qui l’est de moins en moins.  A l’étonnement général, il s’est illustré en récoltant des fonds records lors du troisième trimestre.  Atteignant des niveaux dignes d’un grand candidat.  Il a pour lui un message original dans la course républicaine et une armée de militants qui y croit dur comme fer.  Ces fonds, il en a déjà fait bon usage en lançant des pubs TV dans le New Hampshire et l’Iowa.

Deuxième signe que Ron est le candidat qui monte : il était l’invité de Jay Leno, le fameux (en audience et en notoriété) talk-show de NBC.  Passage obligé des grands candidats.

Encore un signe que l’investiture républicaine est très ouverte.  Et que tout est possible… enfin, presque.

27 octobre 2007

Un ancien obèse à la Maison Blanche?

Ancien gouverneur d’Arkansas, il n’a ni la fortune de Mitt Romney, ni la popularité de Rudy Giuliani et ni le passé héroïque de John Mac Cain.  Pourtant il est devenu « le » challenger de la course à l’investiture républicaine. Arrêtons nous quelques instants sur le cas de Mike Huckabee.

Il revient un peu dans l’actualité après le retrait de Sam Brownback. Tous deux sont très proches en termes de positionnement politique et beaucoup pensent que Huckabee profitera du report des voix.

A plusieurs reprises, je vous ai parlé du Blues de la droite religieuse et de sa tentation de pousser un candidat indépendant lors du duel Démocrate/Républicain.  Huckabee et Brownback étaient considérés comme les deux candidats les plus proches de cette tendance du parti.  Depuis quelques temps, le sujet est devenu le centre des débats républicains : qui est le « plus » authentique conservateur ?  Brownback parti, Huckabee semble maintenant le seul à pouvoir surfer sur cette vague.  Inutile de vous dire qu’il est farouche opposant à l’avortement et au mariage gay.  C’est un minimum…

Huckabee est, au niveau personnel, un cocktail détonnant : bassiste d’un groupe de rock et pasteur baptiste, il était sorti de l’ombre en faisant régime lorsqu’il était gouverneur de l’Arkansas.   Tentant de sensibiliser sa population à l’obésité grandissante de sa population, il avait lui-même mouillé sa chemise en suivant un régime qui lui avait fait perdre 50 kilos.

Son problème ?  Vous l’aurez deviné si vous consultez régulièrement ce blog.  L’argent, bien sûr.  Il est très loin des autres candidats.  Et si pas de moyens, pas de pub, pas de staff de campagne en Iowa,…bref cela va être très difficile.  Mais pas impossible…

20 octobre 2007

Un candidat de moins chez les républicains

Ils étaient neuf, ils sont désormais huit.  Sam Brownback, sénateur de l’Arkansas, vient de jeter l’éponge.  En cause, selon lui: le manque de soutien et le manque de moyen.  Ces derniers temps, les sondages lui donnaient un peu plus d’un pourcent des voix.  Opposant passionné au droit à l’avortement et au mariage gay, il était très proche de la droite religieuse.

17 octobre 2007

Le Blues de la droite religieuse (II)

Les jeux sont de plus en plus ouverts du côté Républicain.  A un peu plus de deux mois des premières primaires, aucun candidat n’a pris l’ascendant (comme l’a fait Clinton chez les Démocrates).  Que du contraire. 

Même si Mitt Romney continue à mener dans les sondages de l’Iowa et du New-Hampshire, son avance s’effrite.   Dernier sondage en date : le New Hampshire qui montre que Romney perd 7 points (26%), une stabilisation de Giuliani à 20%.  MacCain bondit, quant à lui, de 6 points à 17% et Fred Thompson s’écrase à 10%. 

Plus les jeux sont serrés, plus la droite religieuse est convoitée.  Mitt Romney s’est beaucoup dépensé pour se rapprocher de l’aile conservatrice du parti.  Mais la droite religieuse doute de ce mormon et de cet ex-gouverneur d’un Etat traditionnellement libéral, le Massachusetts.    

Mc Cain a rappelé dernièrement deux faits : Romney a voté Démocrate aux primaires de la présidentielle de 1992 et a fait un don substantiel à un candidat démocrate au congrès. 

Pauvre droite religieuse qui s’apprête donc à choisir entre un Mormon, ancien libéral, et un libéral new-yorkais.  Sans compter que ce dernier n’a pas la vie privée qui pourrait séduire cette tranche du parti.  Selon un sondage, seuls 20% des électeurs Républicains connaissent la vie privée de Giuliani.  Gageons que ses opposants auront pour objectif d’augmenter ce score.  En tous cas, les prochaines semaines s’annoncent très chaudes du côté républicain…

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