Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

12 décembre 2007

Musculation autour de l’immigration

Aujourd’hui, nous sommes à
22 jours des Caucus en Iowa
27 jours des primaires au New Hampshire
55 jours du Super Tuesday

Du côté républicain, et jusqu’à présent, le concours de beauté se faisait sur deux scènes: (1) je suis celui qui incarne le plus les valeurs chrétiennes et (2) je suis celui qui dépense le moins et qui réduit le plus les impôts. Giuliani et Romney se partageaient les premières marches du podium.

Depuis, rassemblant les tenants de la droite religieuse, Mike Huckabee s’est hissé à  la première place en Iowa et second au niveau national.  Je vous en ai déjà abondamment parlé.

Dès lors, il est devenu pour ses adversaires l’homme à abattre.  Pour l’abattre, il fallait absolument changer ces deux thèmes qui lui faisait la part trop belle.

Romney a trouvé la parade: l’attaquer sur l’immigration et son pauvre bilan quand il était gouverneur.  De plus, il fait d’une pierre deux coups: ce thème lui permet d’égratigner au passage son ami Giuliani. Romney reproche essentiellement à ses adversaires leur laxisme face aux illégaux. 

Les réactions ne se sont pas faites attendre.  Giuliani a déniché quelque part que Romney avait engagé des illégaux dans ses affaires immobilières et Huckabee nous a sorti un plan contre l’immigration on ne peut plus musclé (expulsions, mur de protection à la frontière mexicaine,..).  Et cerise sur le gâteau, il a reçu le soutien du fondateur du groupe de citoyens qui avaient pris l’initiative de patrouiller le long de la frontière mexicaine.

Du côté démocrate, à part la petite déprime de la campagne d’Hillary, pas grand-chose à signaler.

29 novembre 2007

La reine Hillary est nue

Longtemps portée par des sondages qui lui donnaient une avance confortable, Hillary donnait l'image d'une femme certaine de sa destinée et ferme sur ses principes.  Elle ne manquait pas, non plus, de considérer ses concurrents comme parties négligeables.

Son credo se résumait comme suit : "je suis une femme compétente et expérimentée qui est la seule à pouvoir gagner face aux Républicains."

Un récent sondage montre que l'ex-première dame serait battue par le candidat républicain quel qu'il soit. Même par Mike Huckabee.  Pire, dans certains cas de figures, Obama et Edwards pourraient l'emporter face à certains républicains.

C'est, selon moi, un virage dans la campagne. Et cela pour deux raisons:

1. Hillary est nue. Elle perd son argument d’être la seule à pouvoir l'emporter.  D'autre part, la candidature de Barack Obama connait un second souffle. Beaucoup le trouvent plus charismatique, plus rassembleur et plus sincère que Clinton.

2. Cette nouvelle donne va se répercuter chez les Républicains. Giuliani, convaincant ses amis républicains que Clinton remportera l’investiture démocrate, s'est beaucoup dépensé pour prouver qu'il était le seul à pouvoir battre la "diablesse".  L'épouvantail parti, d'autres priorités vont faire surface. Et vu les lacunes de Giuliani, il est probable qu’il ne soit plus considéré comme l’homme de la situation.

A un peu plus d'un mois du caucus en Iowa, c'est pas terrible comme nouvelle.  Mais nuançons.  Hillary Clinton a concentré depuis quelques semaines ses efforts sur l'Etat clef qu'est l'Iowa.  Serrant des mains dans les centres commerciaux et délaissant par la même la scène médiatique nationale. Ceci pourrait expliquer ce "décrochage".

D'autre part, nous sommes à un peu moins d'un an de l'élection. Autant dire une éternité en politique.  Ce genre de sondage a, à vrai dire, la même valeur qu'une prévision météo à 7 jours sur Yahoo.fr.

Les candidats n'ont qu'un seul objectif: remporter l'Iowa.  Le reste, on s'en contrefout.  Dès le 3 janvier, une toute autre dynamique se mettra en place.

21 novembre 2007

Obama en tête

Cela semble évoluer depuis que je vous disais que la morosité planait sur la campagne. 

Le dernier rebondissement est un sondage.  Selon le dernier publié par Washington Post/ABC, Obama passerait devant Clinton et la devancerait de 4 points en Iowa.  La marge d'erreur étant de 3,4 points, on peut au moins estimer qu'ils sont dans un mouchoire de poche.  Mais cela a le mérite de relancer la machine à suspens. 

 

 

08 novembre 2007

Giuliani marque un point…

Comme je vous le disais dans mon billet du 17 octobre, la droite religieuse, même divisée et déboussolée, fera l’élection du candidat républicain.  Et Giuliani l’a compris.  Lui qu’on dit si éloigné de cette partie du Parti Républicain.

Il vient pourtant de marquer un point en recevant l’appui (l’ « endorsement ») de Pat Robertson.  Le fondateur de la fameuse « Christian Coalition ».  Cette coalition rassemble des fondamentalistes chrétiens (protestants et catholiques).  Elle revendique plus ou moins  1 million de membre aux Etats-Unis.  Pat Robertson a été lui-même candidat à l’élection présidentielle de 1988.  Il est maintenant Télé-évangéliste.

Dans sa conférence de presse, Robertson a « oublié » de souligner les points de divergence avec son nouvel ami Rudy.  Ils ne sont ni d’accord sur le mariage gay, ni sur l’avortement.

07 novembre 2007

La droite religieuse a-t-elle trouvé son sauveur?

Huckabee prend son envol.  Depuis le retrait de Sam Brownback, Huckabee décolle dans les sondages.  En Iowa, il est pointé bon troisième à 12%, juste 1% derrière Giuliani.  Dans le même sondage en été, il était pointé à 2%.  Son objectif, à présent, est de profiter de son statut de challenger pour récolter un maximum de fonds pour financer sa campagne. 

Il capitalise sur son statut de challenger de la droite religieuse.  Depuis quelques jours, on le voit faire le tour des églises du Texas pour solliciter les voix des électeurs mais avant tout pour solliciter des dons.

Simple frémissement ou début d’un retournement ?  A suivre…

06 novembre 2007

Demain, on rase gratuit…

Giuliani a décidé de prendre le taureau par les cornes.  Menant toujours dans les sondages nationaux, il risque d’égratigner son image de leader incontesté en perdant les deux premières étapes du long chemin qui mène à la Maison Blanche.  En Iowa et dans New Hamppshire, il est devancé par Mitt Romney

Il doit absolument remporter ces deux étapes, sinon il partira avec un handicap.  Dès lors, il a décidé d’investir dans des spots TV, du mailing et des pubs radio dans ces deux Etats.  Ce qui signifie que 1) il veut gagner ces deux Etats (sinon, il dépenserait son argent ailleurs) et que 2) ceux-ci sont importants pour lui.

Depuis quelques jours, la course du côté républicain, ressemble de plus en plus à un duel Giuliani-Romney.  Le terrain de jeu : qui propose le plus de réductions fiscales ?

D’un côté Giuliani vient avec ses résultats dans ce domaine lorsqu’il était Maire de Big Apple. 

De l’autre, les propositions de Romney et un postulat de départ : « Il n’est pas juste que vous payiez des impôts quand vous gagnez de l’argent, quand vous épargnez et quand vous mourez. » .  Par exemple : il propose de ramener les impôts sur les dividendes, les intérêts et les plus-values à … zéro.  Et ce pour les familles gagnant moins de 140 000 EUR par an.  Il propose aussi de supprimer les droits de successions.  Rien de moins.  Et tout cela sera financé par la croissance économique (sur ce point il est optimiste) et par un maintien de la croissance des dépenses 1% sous le taux d’inflation.

03 novembre 2007

Mais qui c’est, celui là ?

Si je vous dis Ron Paul, vous me répondez ?  Rien ou à peu près…  Comme la plupart des américains, d’ailleurs.  Dans mon billet du 27 octobre, je vous parlais du challenger de la course à l’investiture républicaine qu’était Mike Huckabee.

Aujourd’hui, permettez-moi de vous dire un mot sur un illustre inconnu : Ron Paul.  Ron est un petit monsieur de 72 ans.  Député du Texas, il est issu d’un petit parti : le Libertarian Party.  Ces chevaux de bataille : un retrait immédiat d’Irak (ça coûte trop cher, selon lui), une gestion très stricte des dépenses du gouvernement (le moins possible d’Etat possible, d’ailleurs) et une liberté totale pour les citoyens.

Illustre inconnu qui l’est de moins en moins.  A l’étonnement général, il s’est illustré en récoltant des fonds records lors du troisième trimestre.  Atteignant des niveaux dignes d’un grand candidat.  Il a pour lui un message original dans la course républicaine et une armée de militants qui y croit dur comme fer.  Ces fonds, il en a déjà fait bon usage en lançant des pubs TV dans le New Hampshire et l’Iowa.

Deuxième signe que Ron est le candidat qui monte : il était l’invité de Jay Leno, le fameux (en audience et en notoriété) talk-show de NBC.  Passage obligé des grands candidats.

Encore un signe que l’investiture républicaine est très ouverte.  Et que tout est possible… enfin, presque.

30 octobre 2007

Attention, ça va cogner dur…

Voilà, on passe à la vitesse supérieure.  Avec une Hillary Clinton survolant la campagne du haut de ses 47% d’intentions de vote au niveau national, la plupart des éditorialistes s’inquiétaient du manque de « cogne » d’Edwards et d’Obama.

Depuis quelques jours, le ton a changé…

Barack Obama appelle la candidate à parler « aussi » des choses qui dérangent.  Notamment, en faisant allusion au flou lié au financement de son plan de sécurité sociale pour tous.

Edwards, lui, a carrément sorti l’artillerie lourde.   Récemment, il qualifiait Hillary Clinton de « Corporate Democrat », qu’on pourrait traduire en Démocrate d’entreprise.  Moquant ainsi la proximité des Clinton avec le monde de l’entreprise.  Et hier, il faisait monter la tension d’un cran en dénonçant la corruption des lobbyistes et de l’élite politique de Washington.  Mettant dans le même sac les Bush et Clinton, dont les deux familles règnent en alternance depuis 20 ans sur les Etats-Unis.

En jeu : le titre de « vrai » candidat du changement.   C’est de bonne guerre.  Et vu l’évolution des sondages, Edwards et Obama n’ont, de toute façon, rien à perdre.

20 octobre 2007

Un calendrier en pleine ébullition

Un petit mot sur le feuilleton du calendrier des primaires.  Dans mon billet du 30 septembre, je vous parlais de l’importance disproportionnée qu’avaient acquise les Etats dans lesquels se dérouleront les premières primaires.

Du côté des Républicains, cette importance est renforcée car aucun candidat ne se détache vraiment.  Certains Etats, jaloux de leurs voisins, ont décidé en dernière minute d’avancer la date du scrutin.  La Floride a déjà avancé ses primaires au mois de janvier en lieu et place de Mars.

La réaction ne s’est pas faite attendre, l’Iowa a décidé d’avancer les siennes, en tous cas du côté républicain, au 3 janvier.  Confortant ainsi sa place de premier Etat dans le calendrier des primaires.

Cette tendance à vouloir être le plus tôt avait déjà eu comme conséquence de concentrer une bonne partie des Etats lors de la journée du 5 février.  Le fameux New Super Tuesday.

A ce compte là, il est probable qu’en 2012, on voit cette tendance se renforcer… pour avoir les Primaires un an avant l’élection.  Ce qui signifierait que les américains seraient en campagne de manière continue :  plus d’un an et demi de campagne présidentielle et les élections législatives à mi-mandat.  Les publicitaires se frottent déjà les mains…

17 octobre 2007

Le Blues de la droite religieuse (II)

Les jeux sont de plus en plus ouverts du côté Républicain.  A un peu plus de deux mois des premières primaires, aucun candidat n’a pris l’ascendant (comme l’a fait Clinton chez les Démocrates).  Que du contraire. 

Même si Mitt Romney continue à mener dans les sondages de l’Iowa et du New-Hampshire, son avance s’effrite.   Dernier sondage en date : le New Hampshire qui montre que Romney perd 7 points (26%), une stabilisation de Giuliani à 20%.  MacCain bondit, quant à lui, de 6 points à 17% et Fred Thompson s’écrase à 10%. 

Plus les jeux sont serrés, plus la droite religieuse est convoitée.  Mitt Romney s’est beaucoup dépensé pour se rapprocher de l’aile conservatrice du parti.  Mais la droite religieuse doute de ce mormon et de cet ex-gouverneur d’un Etat traditionnellement libéral, le Massachusetts.    

Mc Cain a rappelé dernièrement deux faits : Romney a voté Démocrate aux primaires de la présidentielle de 1992 et a fait un don substantiel à un candidat démocrate au congrès. 

Pauvre droite religieuse qui s’apprête donc à choisir entre un Mormon, ancien libéral, et un libéral new-yorkais.  Sans compter que ce dernier n’a pas la vie privée qui pourrait séduire cette tranche du parti.  Selon un sondage, seuls 20% des électeurs Républicains connaissent la vie privée de Giuliani.  Gageons que ses opposants auront pour objectif d’augmenter ce score.  En tous cas, les prochaines semaines s’annoncent très chaudes du côté républicain…

Toutes les notes