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08 novembre 2007

Giuliani marque un point…

Comme je vous le disais dans mon billet du 17 octobre, la droite religieuse, même divisée et déboussolée, fera l’élection du candidat républicain.  Et Giuliani l’a compris.  Lui qu’on dit si éloigné de cette partie du Parti Républicain.

Il vient pourtant de marquer un point en recevant l’appui (l’ « endorsement ») de Pat Robertson.  Le fondateur de la fameuse « Christian Coalition ».  Cette coalition rassemble des fondamentalistes chrétiens (protestants et catholiques).  Elle revendique plus ou moins  1 million de membre aux Etats-Unis.  Pat Robertson a été lui-même candidat à l’élection présidentielle de 1988.  Il est maintenant Télé-évangéliste.

Dans sa conférence de presse, Robertson a « oublié » de souligner les points de divergence avec son nouvel ami Rudy.  Ils ne sont ni d’accord sur le mariage gay, ni sur l’avortement.

06 novembre 2007

Demain, on rase gratuit…

Giuliani a décidé de prendre le taureau par les cornes.  Menant toujours dans les sondages nationaux, il risque d’égratigner son image de leader incontesté en perdant les deux premières étapes du long chemin qui mène à la Maison Blanche.  En Iowa et dans New Hamppshire, il est devancé par Mitt Romney

Il doit absolument remporter ces deux étapes, sinon il partira avec un handicap.  Dès lors, il a décidé d’investir dans des spots TV, du mailing et des pubs radio dans ces deux Etats.  Ce qui signifie que 1) il veut gagner ces deux Etats (sinon, il dépenserait son argent ailleurs) et que 2) ceux-ci sont importants pour lui.

Depuis quelques jours, la course du côté républicain, ressemble de plus en plus à un duel Giuliani-Romney.  Le terrain de jeu : qui propose le plus de réductions fiscales ?

D’un côté Giuliani vient avec ses résultats dans ce domaine lorsqu’il était Maire de Big Apple. 

De l’autre, les propositions de Romney et un postulat de départ : « Il n’est pas juste que vous payiez des impôts quand vous gagnez de l’argent, quand vous épargnez et quand vous mourez. » .  Par exemple : il propose de ramener les impôts sur les dividendes, les intérêts et les plus-values à … zéro.  Et ce pour les familles gagnant moins de 140 000 EUR par an.  Il propose aussi de supprimer les droits de successions.  Rien de moins.  Et tout cela sera financé par la croissance économique (sur ce point il est optimiste) et par un maintien de la croissance des dépenses 1% sous le taux d’inflation.

10 octobre 2007

Le débat à neuf

Hier soir, les candidats républicains se sont affrontés sur les plateaux de CNBC dans un débat consacré au socio-économique.  C’était une première pour l’ex-Sénateur Fred Thompson.  Et on ne peut pas dire qu’il ait brillé.  Apparaissant nerveux et mal à l’aise.  Romney et Giuliani lui ont en tout cas volé la vedette en s’affrontant sur le mode « Je suis celui qui a le plus baissé les impôts dans ma ville (New York pour Giuliani) ou mon Etat (Massachusetts) ».  En ligne de mire aussi : Hillary Clinton.  Décrite par les candidats comme la Reine de la dépense et de l’augmentation des impôts. 

A part quelques différences, les neuf candidats ont répété en cœur qu’ils étaient pour une réduction des dépenses, une sécurité sociale privée, moins d’intervention dans l’économie et plus de libre-échange.  Je vous invite à jeter un coup d’œil sur les quelques extraits que la chaîne a posté sur son site. Et de le comparer au débat démocrate auquel je faisais allusion dans mon billet du 24 septembre.

21 septembre 2007

Pouvoir d'achat...

Après les 110 milliards de dollars de couverture sociale de Madame Clinton, voici les 85 milliards de dollars de réduction fiscale de Monsieur Obama.

Le montant est assez important : c’est le plus ambitieux qu’un candidat démocrate ait proposé depuis 10 ans. 

Barak Obama, sénateur Démocrate de 46 ans, voit ce coup de pouce à la classe moyenne comme une solution pour réduire les inégalités grandissantes et pour atténuer les conséquences de la crise du crédit.

C’est une manière pour les Démocrates de dénoncer l’absence de croissance des revenus de la classe moyenne constatée pendant les années Bush.  Les 3 principaux candidats Démocrates (Clinton, Obama et Edwards) ont promis de revenir sur les réductions fiscales que G.Bush a octroyées aux plus riches.

Tactiquement, c’est aussi d’obtenir le soutien des syndicats.  Barak Obama est en seconde position dans les sondages nationaux.  Distancé par Hillary Clinton.  Les syndicats joueront un rôle très important dans les primaires démocrates.