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10 février 2008

L'énigme Huckabee

Le Super Tuesday s’est soldé par une avance légère de Clinton sur Obama.  Côté républicain, Mac Cain a pris l’avantage et Mitt Romney a fait un pas de côté. 

Comme on s’y attendait un tout petit peu, Huckabee a bien performé mardi dernier dans les Etats du Sud.  Il a également remporté deux des trois primaires de ce samedi.  Il rate pourtant le gros réservoir de voix que constituait l’Etat de Washington.  C’est Mac Cain qui remporte ce dernier.  Mac Cain écrase ses adversaires avec ses 707 délégués, il lui en faut 1191 pour remporter la nomination.

La question du côté républicain est : pourquoi Huckabee persiste-t-il dans cette course?  Souhaite-t-il démontrer que les Républicains auront besoin de lui pour séduire le Sud et la droite religieuse?  Ou envisage-t-il une candidature indépendante?  Le Texas, le 4 mars, sera-t-il son dernier combat?  Une chose est sûre: il n’a plus de fonds et ses chances d’obtenir l’investiture républicaine sont quasi nulles.

Revenons au cas démocrate, la situation est loin d’être claire.  Clinton a bien performé dans 4 « gros » Etats : la Californie, New York, le New Jersey et le Massachusetts.  Obama, lui, a remporté mardi dernier 13 Etats sur 22. Ce samedi, Obama a remporté, et de très loin, trois primaires: l’Etat de Washington, de Louisiane et du Nebraska.  Ce qui réduit l’écart en nombre de délégués.  A l’heure où j’écris ces lignes, Clinton a une avance de plus ou moins 85 délégués sur Obama.

Si on analyse les sondages à la sortie des urnes.  Clinton arrive en tête chez les électeurs qui mettent en top priorité l’économie.  Pour Obama, c’est l’Irak qui le propulse.

Sur le plan communautaire, Clinton continue à séduire les hispaniques, les femmes et les personnes âgées.  Obama, quant à lui, surfe toujours sur la vague afro américaine et jeune.

Les résultats de ce samedi ne constituent pas une bonne nouvelle pour le camp démocrate.  Ils postposent le dénouement de la nomination.  Et pourrait transformer cette campagne interne en processus d’autodestruction.  Alors qu’en face, Mac Cain s’est déjà tourné vers un autre combat.  Celui du duel avec le candidat démocrate.  C’est ce qui pouvait arriver de pire au camp démocrate: un duel serré sur des questions de style ou de personnalité.  Au point de vue politique, tout le monde s’accorde pour dire qu’il y a peu de différence entre un Obama et une Clinton. 

Prochaine étape : le Maryland, Washington DC et la Virginie le 12 février.

30 janvier 2008

John Edwards (D) et Rudi Giuliani (R) quittent la course

La Floride a donné une belle victoire à John Mac Cain et à Hillary Clinton.  Même si cette dernière est pour du beurre.  Les Démocrates de Floride n’enverront pas de délégué à la Convention en raison de leur choix d’avancer leur primaire. 

Mac Cain, 71 ans,  remporte donc les 57 délégués de la Floride.  Le propulsant en tête.  La règle étant: celui qui arrive en tête, remporte la totalité des délégués.  Pas de proportionnelle donc.  John Mac Cain s’impose de plus en plus comme le leader de cette course républicaine.  Mitt Romney, lui, s’installe dans le rôle de challenger.  Même ses efforts pour faire passer John Mac Cain comme le plus gauchiste des gauchistes n’y ont rien fait.  Dans les toutes dernières heures avant le scrutin, il rappelait que John Kerry avait pensé à Mac Cain comme co-listier en 2004.

Mais l’info du jour réside dans deux abandons: celui de Giuliani, qui devrait l’officialiser dans les prochaines heures, était attendu.  L’autre, celui de John Edwards, un peu moins ou, en tous cas, pas de sitôt. 

Giuliani a perdu son pari et voit sa stratégie volait en éclat.  Il avait tout misé sur la Floride.  Mal lui en pris.  Même s’il devait appeler à voter pour un candidat encore en course, cela devrait avoir un effet marginal.  Son discours mono thématique autour de la lutte contre le terrorisme n’a pas porté.  Signe peut être que les Américains ont fait leur deuil du 11 septembre.  Le décalage entre sa vie privée et les valeurs qu’incarne le parti républicain a également pesé dans la balance.

Une autre inconnue du côté républicain est le cas Huckabee.  Il avait délaissé la Floride. Faute de moyens.   Se concentrant sur des Etats comme l’Arkansas, l’Alabama, la Georgie, le Missouri, l’Oklahoma, le Tennessee et  la West Virginia.  Ensemble, ils représentent 25% des délégués à la convention républicaine.  Il semble qu’il compte aller jusqu’au Super Tuesday.

Pour Edwards, il y a fort à parier que ce sont des raisons financières qui l’ont poussé à abandonner la course.  Le Super Tuesday, par le nombre d’Etats à parcourir en une semaine, implique une organisation et des moyens considérables.  Il reste avec ses quelques délégués acquis lors des premières primaires.  La question est: vers qui ses électeurs vont se tourner?  Edwards avait un profil plus à gauche et plus populiste que ses deux principaux candidats.  Hillary Clinton a déjà montré qu’elle souhaitait séduire l’électorat d’Edwards.  Elle a repris à son compte certains thèmes comme la pauvreté. 

Voilà, grosso modo, le paysage éclairci juste avant le fameux Mardi Gras.  Deux duels (si on exclut Huckabee).  Mais, paradoxalement, il pourrait compliquer les choses en ne dégageant pas de leader mais en coupant les partis en deux camps de tailles égales. 

23 janvier 2008

La bataille de Floride se jouera sans Fred Thompson

Romney a remporté haut la main le Nevada.  Mac Cain, la Caroline du Sud.  Résultat des courses: aucun des candidats  républicains ne s’est imposé avant la bataille de Floride.  

Pour Giuliani, c’est son premier vrai test.  Pendant que d’autres guerroyaient en Iowa, au New Hampshire et autres Wyoming, lui, labourait tranquillement la Floride.  Seul.  Depuis quelques jours, il a vu débarquer les trois vainqueurs des précédentes primaires républicaines : Romney, Mac Cain et Huckabee.  Et ils ont la même ferme intention: remporter cet Etat-charnière.

Et cela pour deux raisons :  il s’agit du premier grand Etat qui propulsera quantité de délégués à la convention.  Mais plus crucial, le vainqueur de cette étape abordera le méga Tuesday en « winner ».
Voilà, en quelques mots, la stratégie de Giuliani dont je vous parlais lors de mon dernier billet. 

Malheureusement pour lui, son absence des premiers scrutins fait apparaître ses premières conséquences: il perd, selon deux sondages, sa position de leader dans l’Etat de New York.  Un comble pour l’ancien maire de Big Apple.

Un autre phénomène risque de plomber la campagne de Rudy: la question de l’Irak et de la sécurité nationale en générale passent au second plan.  Les questions socio-économiques monopolisent le débat depuis que les indicateurs de récession s’illuminent.

En tous cas, les électeurs de Floride vont voir leur choix se résumer à 5 prétendants.  Fred Thompson et Duncan Hunter jettent l’éponge.  Tout bénéfice pour Huckabee.

Les Démocrates, eux, après la victoire de Clinton au Nevada, se sont littéralement étripés lors du dernier débat télévisé.  Clinton attaquant une nouvelle fois Obama sur le manque de continuité de ses positions.  Un jour, il est pour, l’autre contre et, à la fin, c’est de toute façon vous qui l’avait mal compris,…  Obama a répliqué en soulignant  qu’Hillary Clinton avait été membre du Conseil d’Administration du géant Wal Mart lorsque, lui, se battait sur le terrain en Illinois pour résorber les inégalités.  Soulignant ainsi le côté « avocat d’affaires » de l‘ex-First Lady.

Clinton n’a pas manqué également de relever la dernière sortie de son concurrent.  Obama avait indiqué dans une interview que Reagan avait su prendre le leadership des idées dans les années 80 et 90.  Louant, selon ses détracteurs, les qualités des républicains. C’est caricatural.  A ce moment de la campagne, il n’y a plus de place pour la nuance.

Au-delà de la polémique, cette sortie est instructive : elle trahit la stratégie d’Obama qui est d’aller au-delà de la rivalité droite-gauche et, d’ainsi, mieux séduire les Républicains modérés et les indépendants.  Mais le message est aussi destiné aux démocrates : oui, il est le seul à rassembler au-delà de son camp et donc de battre le candidat républicain, quel qu’il soit.

Prochaine étape pour les Démocrates, la Caroline du Sud, samedi 26 janvier.  Obama est favori dans cet Etat à forte population noire.  Clinton a un peu délaissé cet Etat.  Elle a préféré investir son temps dans la conquête de l’électorat hispanique. 

A noter qu’il n’y aura pas de primaire démocrate en Floride.  Le Parti avait décidé de ne pas octroyer de délégués a cet Etat en raison de l’avancement des Primaires.

17 janvier 2008

Romney, enfin

En remportant les primaires du Michigan, Mitt Romney a enfin gagné une grande victoire dans la course à l’investiture républicaine.  Il était temps.  Toute sa stratégie reposait sur des victoires écrasantes dans les Etats qui organisaient en premier les primaires. Gagnant ainsi en visibilité et se donnant une image de gagneur.  Pour cela, ce mormon avait remué ciel et terre pour séduire les plus conservateurs des Républicains.  Il avait également copieusement arrosé ces Etats de publicité vantant ses mérites de bon gestionnaire et sa vie de famille exemplaire. 

Après la large victoire de Huckabee, le héros de la droite conservatrice, en Iowa et de Mac Cain, le Républicain modéré séduisant les électeurs du centre, au New Hampshire, nous voici avec un camp républicain sans leader fort ni duel mobilisateur.  Nouvelle preuve que le Parti Républicain n’arrive plus, à travers son offre politique, à coaliser les tenants de la droite religieuse, les ultra-libéraux et les néo-conservateurs.

Cette situation pourrait encore se complexifier si Giuliani remportait les primaires de Floride.  L’ancien maire de New York a, en effet, concentré ses forces sur ce premier grand Etat à organiser la sélection républicaine.  Il remporterait alors une superbe victoire lui garantissant une couverture médiatique à quelques jours du fameux Méga Tuesday.  Je vois déjà le tableau en cas de victoire: Giuliani, le retour; Rudy, le survivant et autres superlatifs que les médias américains affectionnent.  Transformant l’essai et remportant ainsi un maximum d’Etat dont la Californie et New York lors de ce fameux mardi.  Fameux retour sur investissement.  Pour l’instant, c’est de la théorie.  Résultat le 5 février.

En attendant, prochaine étape le samedi 19 janvier au Nevada et en Caroline du Sud.

A dimanche pour faire le point.

04 janvier 2008

Voilà, c’est fait. L’Iowa a décidé… mais rien n’est joué

Côté démocrate.  Barack Obama remporte la première place avec 38%.  « Il est temps pour le changement » l’a finalement emporté sur le « Place à l’expérience » d’Hillary Clinton.  Coup dur pour l’ex-première Dame.  Pour Edwards, on s’attendait à un bon score. Pas de surprise.

Cette étape en Iowa a déjà une conséquence directe: deux candidats, Josesph Biden et Christopher Dodd, quittent la course.  Il reste donc 6 prétendants chez les démocrates.

Obama a, entre autres choses, bénéficié de certains reports de voix.   Deux autres candidats, Richardson et Kucinich, ont demandé à leurs électeurs d’apporter leur soutien à Barak Obama s’ils n’atteignaient pas le seuil de viabilité des 15%.

Côté républicain, Huckabee remporte haut la main ce caucus.  Prouvant qu’il a su, dans cet Etat traditionnel, faire le plein des voix de la droite religieuse.  Romney arrive second malgré tous ses efforts.  Giuliani est à 3%.  On s’attendait à une contre-performance mais pas de cette ampleur.

Prochaine étape importante : le New Hampshire.  Encore plus petit Etat que l’Iowa mais premières primaires (contrairement aux caucus, tout le monde peut voter).  Le rebond pour Clinton et Giuliani?

A noter que demain, auront lieu les caucus du Wioming uniquement pour les Républicains.  Mais là, avec ses petits 14 délégués,  personne n’en parle.

03 décembre 2007

Huckabee en tête en Iowa

Selon un sondage paru dimanche, Mike Huckabee passe en tête des intentions de votes pour la primaire républicaine en Iowa.  A 29%, il devance Mitt Romney 24% et Giuliani 13%.  En octobre, il était pointé à 12%.

Et cela a déjà trois conséquences:

  • Giuliani focalise ses critiques sur les propositions fiscales d’Huckabee et non plus sur celles de Romney;
  • Ce dernier donnera des gages que sa religion, il est mormon, n’interfèrera pas dans ses décisions et que ses convictions sont proches de celles de la droite religieuse.  En effet, les chrétiens, qu‘ils soient protestants ou catholiques, considèrent les mormons comme sectaires;
  • Le public afflue dans les meeting du candidat Huckabee.

En tout état de cause, Huckabee semble coaliser les militants de la droite religieuse et cela constitue un risque réel pour Romney.

26 novembre 2007

2 matchs, 4 prétendants et un champ de bataille, l’Iowa

Clairement, la campagne se focalise.  Géographiquement et en termes de candidats. 

Géographiquement, tout d’abord.  La plupart des candidats battent le pavé en Iowa.  Par exemple, Hillary Clinton et son mari seront présents en permanence en Iowa jusqu’au 3 janvier.

Au niveau des candidats, tous les regards se tournent vers les deux principaux représentants des deux partis: Giuliani et Romney pour les Républicains, Obama et Clinton pour les Démocrates.  Chacun a focalisé ses attaques sur son principal rival. En résumé, ça donne ceci :

Romney attaque Giuliani

« Il est important pour le parti Républicain d’avoir un candidat qui puisse se distinguer, en termes de valeurs familiales, d’Hillary Clinton. » (référence aux trois divorces et au mode de vie libéré de Giuliani).

« Notre candidat doit être « pro vie » (anti avortement), « pro famille », « pro mariage traditionnel » et s’opposer fermement à l’immigration illégale . Giuliani ne répond à aucun de ces critères.»

Giuliani attaque Romney

« En tant que gouverneur du Massachusetts, Romney a un très mauvais bilan en termes de lutte contre l’insécurité ».

« Quand vous lui (Romney) donnez un mandat, vous êtes sûr d’une chose : à la fin, cela vous coûtera plus cher ».

Clinton attaque Obama


« Il y a une différence de taille avec le Sénateur Barak Obama.  Moi, je propose un plan de Sécurité Sociale qui garantira une couverture à chaque américain  Lui, il laisse 15 millions de citoyens sur le côté ».

« Je respecte mes opposants mais il y a entre nous des différences en termes d’expérience et de compétence ».  (référence à peine voilée à l’inexpérience et à la jeunesse d’Obama).

Et Obama n’attaque personne…

Il profite de son nouveau statut de leader dans la course en Iowa.  Essayant de capitaliser un maximum sur ce nouveau rôle. 

19 novembre 2007

Le calme avant la tempête

Pour tout vous dire, peu m’inspire dans la campagne actuellement.  Il semble que les candidats soient entrés dans un certain ronronnement.  Les candidats démocrates et républicains attendent patiemment le dénouement et travaillent le porte-à-porte en Iowa et en New Hampshire.

Pas de changement dans les sondages, Clinton est toujours en tête au niveau national du côté démocrate et Giuliani pour les républicains.  Edwards est le plus offensif du côté démocrate.  Giuliani gère les derniers scandales de son ami, ex-chef de la police de New York.  Bref, business as usual…

Tout semble indiquer que nous sommes dans une période d’entre deux où ceux qui sont en tête parlent le moins possible.  Histoire d’éviter « la » gaffe.  Ceux qui sont derrière perçoivent de plus en plus le besoin de garder une certaine proximité avec un potentiel vainqueur.  Quand l’investiture sera réglée, il faudra se nommer un candidat Vice-Président et si, par bonheur le candidat est élu, il y aura des places à prendre.  Bref un bel exercice d’équilibriste pour les suivants.

10 novembre 2007

Un ami encombrant

Je vous parlais il y a peu du point qu’avait marqué Giuliani en gagnant le soutien de Pat Robertson de la Christian Coalition.

Aujourd’hui, il se passerait bien de certains de ses amis : l’ancien commissaire du fameux NYPD (New York Police Department), nommé par l’ancien maire Giuliani, vient d’être inculpé pour corruption.  Pire : le candidat à l’investiture républicaine avait mouillé sa chemise pour que son protégé (et ancien chauffeur) devienne le Secrétaire d’Etat à la Sécurité Intérieure (sorte de ministère de l’Intérieur) de Georges Bush.

Croyez-moi, ça va faire des ravages dans la campagne de Giuliani qui, faute de pouvoir se présenter comme un bon chrétien, avait construit sa campagne sur sa réputation de bon gestionnaire.  Mais avec ce nouveau rebondissement, cela va se compliquer.

26 septembre 2007

Une stratégie bien particulière

Mitt Romney est l'outsider du camp républicain.  Quatrième dans les sondages nationaux, il mène la course dans les Etats qui se prononceront en premier lors des primaires républicaines.  Il fait partie des grandes premières de la campagne. Après la première femme (Hillary Clinton), le premier afro-américain (Barak Obama), le premier hispanique (Bill Richardson) et le premier italien (Rudy Giuliani), je vous présente le premier mormon en la personne de Mitt Romney.

Sa stratégie est unique dans son camp. Elle consiste à lancer un message clair aux militants (ou sympathisants) Républicains : « nous ne gagnerons la Maison Blanche en 2008 que si nous sommes capables de mettre de l’ordre dans le GOP (le nom du Parti Républicain). En filigrane, une critique des années Bush. La gestion de la catastrophe Katrina, le dérapage des dépenses publiques, les scandales sexuels des élus Républicains du Congrès, la récente crise du crédit… tout y passe.

La volonté est clairement de se distancer de l’administration Bush et de se différencier de ses concurrents. Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec la stratégie de la « rupture » menée par le candidat Sarkozy. Se distancer de l’actuel chef de l’Etat tout en offrant un retour véritable et décomplexé aux valeurs de droite.

Il concentre tous ses efforts sur cette stratégie. Oubliant même de parler « du » sujet actuel : la guerre en Iraq. Ce qui fait dire à certains que cette stratégie est bonne pour séduire les Républicains mais qu ‘elle est un peu courte pour rassembler au-delà de son camp. Mais une chose à la fois…

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